Histoirederobert

Un père, lorsqu'il transmet, a le soufle éternel. Eliette Abécassis

Classé dans : Non classé — 28 février, 2012 @ 4:47

Un père, lorsqu’il transmet, a le soufle éternel…..Lorsqu’il parle à son enfant, la flamme de l’Histoire ne s’éteint pas, mais s’allume et l’anime.

Eliette Abécassis

Présentation

Classé dans : Non classé — 26 février, 2012 @ 8:07

J’ai créé ce blog à la mémoire de mon père, qui me racontait souvent des « moments » de sa vie et que je n’écoutais pas toujours d’une oreille attentive….Je regrette maintenant de ne pas l’avoir interrogé plus, même si, passionnés d’histoire et de généalogie tous les deux, nous avons malgré tout échangé beaucoup de choses.

Il s’intéressait beaucoup aux recherches que j’avais entreprises sur l’histoire de notre famille, mais certaines choses étaient difficiles à « sortir » pour lui et il avait du mal à en parler. Ces choses difficiles, il me les a laissées écrites sur des feuilles de cahier d’écolier, pliées et rangées dans son portefeuille qui ne le quittait pas souvent. Il m’avait dit où il rangeait ses feuilles et je savais qu’elles m’étaient destinées.

J’ai créé ce blog aussi pour, peut-être, réussir à glaner des informations sur les camps de prisonniers où mon père est passé pendant sa captivité. Je suis preneuse pour tous les renseignements que l’on pourra me trouver.

LE BERCEAU DE LA FAMILLE

Classé dans : Non classé — 25 février, 2012 @ 9:21

 

Villers -Vaudey  (« le hameau de Vaudey », nom d’origine ), petit village français, situé  à  264 mètres d’altitude, dans le département de la Haute-Saône et la région de Franche-Comté.
La commune   s’étend   sur   5,6 km²   et   comptait   201   habitants   au  recensement  de  la  population  datant  de  1896,  puis 187 en 1918 pour 61 actuellement. 
Entouré par  les communes de Fleurey-lès-Lavoncourt, La Roche-Morey   et   Francourt,  Villers-Vaudey  est  situé  à  30 km  au  Nord-Ouest  de Vesoul la plus grande ville des environs.
Trois  rues  se  partagent  les  habitants  :  la  Grande  Rue (qui arrive de Pisseloup  et  qui  passe  sur   le  côté  de l’Eglise),  suivie  de  la  rue  du Château  ( qui  mène  vers  Fleurey-les-Lavoncourt )  et  la  rue  du Cornot (qui se dirige vers Betoncourt et Cornot).

En fait, les maisons se resserrent autour de l’église Saint Valvère, et de la mairie .

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Classé dans : Non classé — 24 février, 2012 @ 4:15

Dans le village, deux  familles de cultivateurs ″aisés″ pour l’époque et le lieu, la famille Ferrand et la famille  Bouveret,  familles des parents de Robert.

 

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Plan du cadastre de Villers-Vaudey : en rouge, la maison Bouveret/en bleu, la maisonFerrand

Les deux maisons (situées Grande rue et rue du Cornot) sont séparées par la place de l’église et le cimetière mais les rapports de voisinage ne sont pas très cordiaux, et comme dans beaucoup de villages, ces « querelles » sont souvent dues à la terre.

 

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Le lavoir et le puits

La maison Ferrand existe encore (en ruines),  la maison Bouveret a été démolie pour construire un quai de débarquement pour une entreprise (Entreprise de maçonnerie d’un descendant).
 
 
 
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Maison Ferrand

 

Famille FERRAND

Classé dans : Non classé — 23 février, 2012 @ 6:54
Anasthase  Ferrand est né en 1867, à Villers-Vaudey où il vit (rue de Château)  avec ses parents, Juste Ferrand et Marthe Apolline Amiot. Il y restera jusqu’à son mariage, en 1897 et s’installera alors rue Grande avec  son épouse, Marie-Eurélie Husset. Celle-ci  décèdera  à 32 ans en 1900, le laissant seul avec  deux enfants.

 

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Marthe, née en 1898

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Auguste, né en 1899
                                                                                         
         
Marthe est élevée par ses  grands-parents maternels Claude-Aimé Husset  et Catherine Corne, à Fouvent-le -Bas, à une dizaine de kilomètres de Villers-Vaudey ; Auguste, d’abord en nourrice à Villers-Vaudey, suivra son père à Savoyeux jusqu’au  remariage de celui-ci en 1907 avec Marthe Corbont. Robert connaîtra  ses arrières grands-parents (ils disparaîtront en 1933 et 1934, il aura 15 et 16 ans) et  en gardera un très bon souvenir. Claude-Aimé était aveugle à la fin de sa vie et vérifiait la croissance de son arrière petit fils en le serrant contre lui et en mesurant les progrès sur son propre corps.
                   
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Auguste Alexandre Husset, tailleur de pierres à Fouvent et qui vit avec ses parents

Famille Ferrand

Classé dans : Non classé — 22 février, 2012 @ 9:37

De cette deuxième union naîtra un autre enfant,

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Charles, né en 1909

Dans la famille Ferrand, on est cultivateurs de père en fils et on reste très attaché à sa terre.

La vie est difficile mais on admet difficilement  le changement et on se méfie du progrès.

Seule Marthe sera « moderne » : à l’époque, être institutrice n’a rien de facile surtout dans les campagnes où, souvent le curé se

charge seul de l’éducation. Les jeunes institutrices étaient alors considérées comme le diable en personne.

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 Marthe obtiendra son Certificat d’aptitude pédagogique et son Brevet de capacité pour l’enseignement primaire.

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Famille Bouveret

Classé dans : Non classé — 21 février, 2012 @ 9:38

 

Léopold Bouveret est né en 1858, à Villers-Vaudey,  mais il est parti à Paris comme cocher de fiacre, puis cocher dans une  grande  famille parisienne, à Fontenay  aux Roses (Hauts de Seine).

 Il  rencontre sa future  épouse dame  de compagnie dans cette même famille, originaire de Samoëns en Haute-Savoie.  Ils  auront trois enfants (Modeste, Alice et Anatole) en région parisienne et reviendront se fixer à Villers-Vaudey, où quatre autres enfants (Eugénie, Suzanne, Marie-Louise et Léon) viendront agrandir la famille.

La famille Bouveret  est plus “moderne “ ; les années passées à Paris influenceront toute sa vie. Les enfants sont élevés de façon plus bourgeoise  et le maintien n’est plus celui des habitants du cru. Marie-Joséphine y veille.

 Marie-Louise, née en février 1899, rencontre bien sûr les autres  enfants du village et elle ne manque pas de croiser Auguste. Plus tard, lorsque l’amour viendra, les deux familles verront cela d’un très mauvais œil. Avec la guerre en toile de fond, (les deux frères ainés de Marie-Louise sont sur le front, nous sommes en 1917), Auguste et Marie-Louise se verront alors en cachette , dans le chemin de Pisseloup, qu’ Auguste connaît bien puisqu’il mène chez ses grands parents à Fouvent.

 

Et lorsque Robert naît au printemps 1918, la guerre n’est pas terminée et son père devra bientôt partir. Le 8 mars, Auguste ira déclarer la naissance de son fils, Robert Marcel Ferrand, mais l’acte sera annulé par Anasthase, Auguste étant mineur. Le 22 mars, Marie-Louise déclarera son fils sous le nom de Robert Marcel  Bouveret. Auguste devant partir à la guerre, Anasthase ne voulait pas reconnaître la veuve et l’orphelin au cas où son fils serait tué sur le front. Pendant ces quatre ans, Marie-Louise devra supporter le regard de tout le village, elle est une fille-mère et à cette époque, c’est une honte ; quant à Robert il sera surnommé “le bâtard “ et c’est une chose qu’il n’a jamais oublié…..

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La famille se resserre autour de Marie-Louise et de son fils, Léopold aime beaucoup son petit fils, Marie-Joséphine n’aura pas, hélas, le temps de le gâter, elle meurt en septembre 1919, alors que Robert n’a qu’un un et demi.

Ses oncles et tantes  s’occupent aussi beaucoup de lui, il gardera des liens privilégiés avec eux plus tard. Il joue aussi avec les trois filles de sa tante Alice, qui s’est mariée en 1911, en particulier avec Lucie, la petite “Lulu “.

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